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Musique Marocaine

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27 novembre 2009

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15 mars 2006

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10 mars 2006

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7 mars 2006

Chants de l'Atlas

L’Atlas forme une dorsale montagneuse qui commence au Nord à la hauteur de Fès et se prolonge vers le sud jusqu’à la hauteur de Goulimine.

Dans ces régions, où les hommes vivent au rythme de la nature et cultivent la terre, la musique ne saurait se limiter à une simple production sonore. En effet, elle agit sur la nature et sur les hommes, provoque vents et tempêtes, insuffle le souffle divin aux cultures qui meurent ou qui risquent de disparaître ainsi qu’à la nature qui se dessèche, dans un milieu où l’une des préoccupations essentielles des habitants est la bonne croissance des céréales. Ainsi, la musique sera proscrite à certains moments ou au contraire intensifiée à d’autres périodes de l’année. C’est ce lien avec la nature qui rend toute vision générale des musiques de l’Atlas si difficile. Elles sont en effet attachées dans chaque communauté au fonctionnement de la vie sociale et agricole. Par conséquent, les connaissances musicales sur ces régions sont limitées à cause, entre autres, de la difficulté d’accès aux villages.

Si la différence entre musique arabe et musique berbère peut paraître très prononcée, c’est probablement en raison de la très forte prépondérance dans certaines grandes villes de la musique arabo-andalouse au détriment des musiques arabes populaires moins connues. Certes les musiques arabe et berbère présentent des caractères propres significatifs ne serait ce que des points de vue instrumental (en effet, les instruments à corde sont peu présents dans l’Atlas et réservés aux musiciens professionnels) et chorégraphique (la musique berbère est fortement ancrée dans la danse).

Ainsi, nous découvrirons ensemble lors du prochain article les danses de l’Atlas, plus connues sous les noms de Ahidus et Ahwash.
Salma

7 mars 2006

Les Gnaouas (ou Gnâwas)

Les chants des gnaouas peuvent être à la fois répertoriés en tant que chants religieux et chants populaires.

Les gnaouas sont en majorité des descendants d'anciens esclaves noirs. Ce terme générique regroupe les membres animateurs de la confrérie comme les maîtres musiciens (plus communément appelés mâalem), les joueurs de crotales (qraqeb), les voyantes-thérapeutes (tallaâte et chouwafate) et les adeptes affiliés à la confrérie. 
Durant leur cérémonie, la " lila " (i.e., la nuit), les gnaouas invoquent Dieu, son Prophète Mohamed, les grands Saints de l'Islam (particulièrement Moulay Abdelkader Jilali, Moulay Brahim) sans oublier des êtres surnaturels (mlouk) susceptibles de posséder les humains. C'est le mâalem, qui à l'aide d'un luth-tambour à trois cordes (guenbri) appelle les saints et les entités surnaturelles à prendre possession des adeptes. Ces derniers, une fois " envahis " par ces forces surnaturelles, s'adonnent alors à la transe.
Ce rite de possession présente des similitudes au bori des haussa Nigérien, au diwan de Sidi Bilal en Algérie, au stambali tunisien, au candomblé brésilien, au zar éthiopien et soudanais sans oublier le vaudou haïtien.

De nombreux artistes ont été influencés par la musique des Gnaouas tels que Gnawa Diffusion et  l'Orchestre National de Barbès.
Le " Festival d'Essaouira " (qui va fêter sa quatrième édition cette année du 13 au 16 Juin 2002) est à l'heure actuelle l'endroit idéal pour découvrir et apprécier la musique Jazz et Gnaoua. Vous pourrez assister à des concerts uniques de musiciens de cultures diverses (Africaines, Nord et Sud Américaines, Asiatiques...) et vibrer entre autres avec les grands Mâalem marocains tels que :

  • Mâalem Abdelkader Amlil
  • de Rabat qui a fait de nombreuses apparitions en Europe,
  • Mâalem Majid Bekkas
  • , qui souhaite insuffler une dimension internationale à la musique gnaoua en introduisant de nouveaux instruments (guitare, percussions africaines...). Il a notamment crée le groupe Diwan avec Camel Zekri.


Lors de l'édition 2001 du Festival d'Essaouira, les mélomanes qui ont pu y assister ont également découvert des:

  • percussionnistes Européens (comme le Français Cyril ATEF qui a enregistré avec Cheb Mami, Princesse Erika ou encore Yves Robert Quintet), Américains (comme Daniel MORENO, multi-percussioniste, qui a travaillé avec Georges BENSON, Charlie MARIANO ou encore Urban Tap)

  • guitaristes comme l'Américain David GILMORE qui est l'un des artistes le plus demandé de la scène du Jazz. Il a enregistré des albums avec Steeve Colman, Cassandra ou Wilson Davis Sanborn. Sa renommée lui a permis de dispenser des cours privés et de recevoir également un award de la 21ème convention de l'Association internationale des professeurs de Jazz.

Salma

7 mars 2006

Le Samâa : Chants sacrés

Le Samâa (ou écoute) est un art de chants sacrés, hymnes au prophète Mohamed (P.S) et à Allah, qui se produit lors de fêtes religieuses (mosquées, mausolées) ou encore de mariages, enterrements, naissances ou circoncisions.

La soirée de Samâa (ou Lila) relève du rituel. Elle commence par des séances de fumigation par le bois de Santal et la lecture de la Fatiha (première Sourate du Coran) sous le signe de la sérénité et de la purification.

Cette pratique remonte à l’avènement de l’Islam en 622 (A.D.) et le prophète (P.S.) fût reçu lors de son exode de la Mecque à Médine par un chant à sa gloire qui est jusqu’à ce jour chanté dans tous les pays arabes (« La lune trône parmi nous » ou Talaâ el badrou aleyna).

Le groupe de Samâa se compose généralement de 8 à 40 personnes, qui ont été initiées et formées à ces chants dans des confréries telles Issaoua ou encore hmadcha...

De nombreux courants ont influencé le Samâa, on peut citer par exemple:
  - les confréries soufies qui ont également pour but d’emprunter des voies religieuses et ésotériques en vue de prier Dieu,
  - l’influence arabo-andalouse suite à l’arrivée des Arabes d’Espagne après la chute de Grenade en 1492.

Salma

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